Le secteur de la vallée de la Marsyangdhi se trouve à 220 Kms de Katmandu (à 7h de bus + 2h30 de marche…). Il est situé à l’est du massif des Annapurnas, au début du célèbre trek faisant le tour du massif, au dessus de la ville de Pokhara. Il a été équipé en 2004 et 2005 et a accueilli le stage 2007. Il est composé de 10 canyons de difficulté variées mais allant crescendo au fur et à mesure que l’on remonte la vallée. Ils s’ouvrent tous entre 820 et 2200m d’altitude et les gorges situées dans la partie haute du secteur sont particulièrement techniques. Il n’y a pas de route dans le fond de vallée et les jonctions entre les canyons se font à pied en suivant le chemin du trek. Le secteur de la Marsyangdhi est donc sportif et se prête bien au perfectionnement. Il est réservé à des pratiquants expérimentés.
Le secteur de la Bhote Khosi est situé à 140Kms (5h de bus) au nord-est de la capitale, après la ville de Bharabise, à la frontière tibétaine. Facilement accessible depuis KTM, il a été équipé en 2007 et a accueilli le stage de formation NCA/EFC en 2008. Il est composé de 5 canyons « école » s’ouvrant entre 1000 et 1350 m d’altitude. La vallée est belle est sauvage et les conditions sont idéales pour l’initiation et la formation.
Le secteur de la Sun Khosi se trouve à 70Kms au sud-est de KTM (8h de bus !!!) dans une zone reculée totalement à l’écart des circuits touristiques. Il abrite 2 jolis canyons, situés à 1000m d’altitude, ouverts en 2004 et 2007. La vallée présente l’intérêt d’abriter le village natal de Rajesh et de Kabindra, ce qui leur donne la possibilité de venir s’y entraîner ou d’y amener du monde à frais minimum. C’est donc un secteur école.
La vallée de la Melanchi Khola se trouve dans l’Helambu, à environ 50 Kms au nord/est et à 4 heures de bus de KTM. Elle est orientée nord/sud, le fond de vallée est à environ 1600 d’altitude et les montagnes qui la dominent culminent à 3500m. Le secteur est réputé pour ces temples et sa culture bouddhiste mais la zone reste préservée et très sauvage. Le trek de l’Helambu permet de rejoindre celui du Lantang, au nord, mais les itinéraires passent par les crêtes et l’accès au fond de vallée se fait par des chemins locaux. Les hébergements disponibles sont peu nombreux mais bon marché. Nous y avons repéré en 2008 au moins 3 canyons intéressants.
Quelques chiffres
3 secteurs équipés : 2 « écoles » et 1 « aventure », repartis dans 3 vallées.
17 canyons ouverts et équipés pour la pratique, dont 8 de façon à y permettre l’encadrement et la tenue de stages de formation.
7000m de dénivelés équipés et topographiés, environ 600 amarrages posés.
1 secteur prospecté dans l’Helambu
Caractéristiques Comme le laisse supposer le gigantisme des Himalayas, le Népal est un terrain d’exception en ce qui concerne la morphologie et l’esthétique des canyons.
Deux caractères sont communs à l’intégralité des courses, l’encaissement et la verticalité : nous avons compté sur les 17 canyons que nous avons ouverts 21 cascades de plus de 20m, 23 de plus de 30m, 10 de plus de 50m, 10 de plus 70m et 4 de plus de 100, sur plus de 7000m de dénivelés équipés au total… Les courses sont belles au minimum, souvent magnifiques et la variété des obstacles à franchir est impressionnante : grands « cassés », grandes cascades fractionnées, marmites suspendues, blocs coincés, arches géantes, grottes, goulottes, cascades en vrille, en arrosoir, en seringue… et seulement 5 sauts pour une vingtaine de nages obligatoires, par ailleurs toutes regroupées dans 4 canyons….
Compte tenu de l’encaissement des gorges et des crues importantes intervenant durant la mousson, les équipements en place sont souvent aériens et sportifs, posés avec une recherche constante des lignes de rappels au plus près de l’eau et sans frottements. Tous les points de départs de main courante et de relais sont systématiquement doublés, sur goujons de 8 ou 10 mm et plaquettes Windinox, Fixe II ou Anellox, mais ne sont pas reliés.
Les canyons équipés offrent par ailleurs un éventail de difficulté très varié allant du facile (Jombo et Haadi Khola) à l’extrême (Chamje Khola),
permettant ainsi une acclimatation progressive aux spécificités locales et faisant du Népal un spot d’entraînement et de perfectionnement idéal, d’intérêt sans aucun doute mondial. Une expérience conséquente, une bonne condition physique et une très bonne maîtrise des techniques d’équipement et de progression en verticales arrosées sont néanmoins recommandées pour pratiquer sur place.
Conditions de pratique La pratique du canyoning est bien sur libre pour les pratiquants étrangers autonomes, sous condition d’enregistrement au préalable auprès de la NCA (Nepal Canyoning Association) et du respect de ses recommandations.
La météo et l’hydrologie locale sont stables à la fin de l’hiver (février/mars) et à l’automne (octobre/novembre), qui sont donc les meilleures périodes pour pratiquer.
Des hébergements sont disponibles au pied de tous les canyons ouverts et l’accueil local est toujours chaleureux. Les népalais sont des gens communicatifs et particulièrement bienveillants. Nous n’avons jamais rencontré de problème d’aucune sorte sur place et toujours trouvé des gens pour nous renseigner lors de nos prospections.
Température de l’eau : 9° à 14° suivant l’altitude, l’exposition et la période. Température de l’air : 15° à 20° suivant l’altitude en février et de 25° à 30° en mars (9° à 15° la nuit).
La limite d’enneigement se situe vers 1800 mètres d’altitude dans la Marsyangdhi, il n’a y a pas de neige sur les sommets dominant les secteurs de la Sun et de la Bhote Khosi.
Il faut savoir que nous avons systématiquement du compléter les équipements des canyons lors de chaque expédition, les villageois, attirés par le brillant des plaquettes détériorant les amarrages pour les voler. Nous avons d’ailleurs commencé le brochage des canyons de la Bhote Khosi en 2008 pour remédier à ce problème mais ce n’est pas suffisant. Trousse d’équipement voir perfo sont donc indispensables si l’on veut descendre les canyons du Népal, et ce tant que des financements n’ont pas été trouvés pour permettre le brochage de tous les canyons, ce qui est d’ailleurs un de nos prochains objectifs…
Il faut également garder à l’esprit qu’il n’existe pour l’instant pas de véritable secours efficaces dans le pays et que le caractère très engagé de certains canyons doit impérativement être pris en compte avant d’y organiser une sortie. Une blessure entraînant une incapacité de marcher dans la haute Marsyangdhi nécessitera au moins deux jours de trajet à dos de mule avant de pouvoir rejoindre la route puis un aéroport pour Katmandou, soit au minimum trois jours en tout…
Potentiel Nous n’avons exploré que 4 vallées, ce qui représente une poussière dans les Himalayas népalais, et il est certain que le potentiel en matière d’exploration et d’ouverture de canyons au Népal est gigantesque. Les temps de trajet sont très importants et beaucoup de régions sont de fait très reculées, ce qui rend complexes, mais excitants, les repérages nécessaires à l’organisation d’expéditions sur place. Ces dernières devront de plus désormais se faire sous l’égide de la NCA, dont la mission consiste précisément à gérer le développement de l’activité sur place. Nos reconnaissances dans l’Helambu en 2008 ont révélé quelques courses intéressantes, à voir pour les prochaines expéditions…
Plus d’infos sur : www.explos.org/Nepal
Chalet d’accueil à l’entée de Niaux : 3 Kms au sud de Tarascon.
Voir la carte de la ville de Tarascon-sur-Ariege sur carte-france.info.














